Lesquin vit avec l'aéroport de Lille-Lesquin depuis 1936. Une partie du territoire communal est couverte par un plan d'exposition au bruit qui encadre l'urbanisme et impose, pour les constructions autorisées, des renforcements acoustiques des façades et des menuiseries. Beaucoup de maisons lesquinoises ont donc des fenêtres à double ou triple vitrage acoustique et des combles traités bien au-delà de ce qu'on trouve ailleurs dans la métropole.
Cela a une conséquence directe et plutôt heureuse sur le chauffage : ces logements sont souvent moins déperditifs que leur année de construction ne le laisserait croire. Un pavillon de 1982 rénové acoustiquement a fréquemment des menuiseries et des combles meilleurs que la moyenne, ce qui abaisse la puissance nécessaire. Nous voyons régulièrement des maisons pour lesquelles un confrère annonçait 14 kW et pour lesquelles le calcul de déperditions en donne 10. Sur le prix d'achat de la machine comme sur la consommation, l'écart n'est pas anecdotique.
L'autre conséquence est moins agréable. Ces logements bien fermés emmagasinent la chaleur d'été et ne l'évacuent plus la nuit, d'autant qu'ouvrir les fenêtres n'est pas toujours confortable dans certains secteurs. La climatisation réversible y a donc un vrai sens, au-delà du seul chauffage d'appoint : elle traite la surchauffe estivale des chambres à l'étage, laquelle s'aggrave d'année en année.
Sur l'implantation de l'unité extérieure, nous appliquons à Lesquin une exigence supplémentaire. La réglementation sur l'émergence sonore se mesure par différence avec le bruit de fond, ce qui pourrait laisser croire qu'une commune déjà bruyante est plus permissive. Nous ne raisonnons pas ainsi : le bruit de fond varie selon les créneaux de vol, et une machine qui s'entend à trois heures du matin dans une nuit calme reste une nuisance. Plots anti-vibratiles, orientation de la soufflerie vers l'extérieur de la parcelle, distance maximale aux chambres du voisin : la règle chez nous est la même partout.
Nous intervenons aussi bien dans le centre et le quartier de la Gare que du côté du Vert Touquet ou pour les locaux professionnels des zones d'activités qui bordent le CRT. Sur un bâtiment tertiaire, la logique change, mais le préalable reste identique : on mesure, on calcule, et seulement ensuite on chiffre.