Le bâti dunkerquois
Pompe à chaleur à Dunkerque : le sel, le vent et des hivers cléments
Quatre-vingt-six mille habitants, un front de mer exposé aux vents d'ouest, et un climat qui place la pompe à chaleur dans ses meilleures conditions de fonctionnement.
Dunkerque est la commune du secteur où une pompe à chaleur air/eau travaille le plus confortablement. Le climat océanique franc du littoral flamand limite les épisodes de gel, la température hivernale moyenne y est nettement plus douce que dans l'Avesnois ou le Cambrésis, et une machine passe l'essentiel de la saison dans la plage où son coefficient de performance est élevé. Sur un même besoin de chauffage, le rendement annuel constaté à Dunkerque dépasse régulièrement celui relevé à quatre-vingts kilomètres à l'intérieur des terres.
L'avantage climatique s'accompagne d'une contrainte que le reste de la région ignore : l'atmosphère saline. Les embruns portés par les vents d'ouest déposent du chlorure de sodium sur tout ce qui se trouve dehors, et l'échangeur en aluminium d'une unité extérieure est particulièrement vulnérable. Une machine standard posée à Malo-les-Bains ou au Grand-Large voit sa batterie se corroder en quelques saisons, avec une perte de performance progressive puis des fuites de fluide. Nous ne posons donc que des modèles disposant d'un traitement anticorrosion de la batterie et d'une carrosserie adaptée au bord de mer.
L'implantation compte autant que le matériel. Nous positionnons l'unité extérieure à l'abri du vent dominant d'ouest et de nord-ouest, derrière un mur, un pignon ou un écran, jamais en exposition directe face à la mer. Cette précaution réduit à la fois le dépôt de sel et le refroidissement forcé de la batterie par le vent. L'entretien annuel intègre ensuite un rinçage de la batterie à l'eau douce, opération simple qui change radicalement la durée de vie de l'échangeur en atmosphère marine.
Le bâti dunkerquois est, lui aussi, particulier. La ville a été détruite à plus de 70 % en 1940 et reconstruite à partir de 1945, ce qui donne un centre au bâti homogène, en béton et brique, souvent peu isolé d'origine. Malo-les-Bains conserve ses villas balnéaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, avec leurs façades décorées et leurs grands volumes. Rosendaël et Petite-Synthe ajoutent un parc pavillonnaire et de maisons de ville des années 1950 à 1980.
Un dernier point mérite d'être connu avant tout projet : une partie de l'agglomération est raccordée au réseau de chaleur urbain, alimenté depuis les années 1980 par la chaleur fatale récupérée sur le site sidérurgique. Sur un logement déjà raccordé, poser une pompe à chaleur n'a aucun intérêt économique. Nous vérifions ce point dès la visite, et si vous êtes dans ce cas, nous vous le disons plutôt que de vous vendre une installation.